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Épisode 6 – « Réadaptation active vs passive : pourquoi ça change tout »

Épisode 6 – « Réadaptation active vs passive : pourquoi ça change tout »

Marc a essayé plusieurs choses pour son dos. Des massages, des étirements, des traitements…. Des moments où il se sentait mieux… sur le coup. Mais quelques jours plus tard, la douleur revenait. Alors il recommençait. Un autre rendez-vous. Un autre soin. Un peu de soulagement. Puis la même chose. Marc ne comprenait pas. Il avait pourtant l’impression de faire ce qu’il faut.

Ce qu’il ne voyait pas, c’est qu’il y a deux grandes façons de prendre en charge un mal de dos. D’un côté, les approches passives. Ce sont des soins reçus sans participation active : massage, mobilisations, agents physiques… Ils peuvent soulager. Mais ils ne changent pas fondamentalement la capacité à bouger. De l’autre côté, les approches actives. Celles ou Marc devient acteur, bouger, renforcer, s’exposer progressivement à l’effort. La différence est majeure. Les données scientifiques montrent que les approches actives sont associées à de meilleurs résultats fonctionnels et à des bénéfices plus durables que les approches passives [1–3]

Les recommandations actuelles sont claires, la prise en charge doit être centrée sur le mouvement, la participation du patient et des interventions non invasives [4,5].

Mais en pratique, ce n’est pas si simple. Parce que bouger, quand ça fait mal, ce n’est pas évident. Marc le ressent très bien. Certains jours, il sait qu’il devrait bouger. Mais ça tire. Ça fatigue vite. C’est là que beaucoup restent bloqués. Entre ce qu’il faudrait faire et ce qu’ils sont capables de faire. Résultat, les soins passifs prennent plus de place parce qu’ils sont plus faciles à accepter. Mais à force, ils peuvent installer un rôle passif du patient et freiner la progression.

À l’inverse, l’inactivité entretient un cercle bien connu puisque moins Marc bouge, moins il tolère l’effort et plus le mouvement devient difficile [6,7].

Alors la vraie question n’est pas “Actif ou passif ?”. Mais plutôt comment rendre l’actif possible ?

 C’est exactement là que TEOS prend du sens. Avec TEOS, Marc n’est pas “pris en charge”. Il est accompagné pour bouger. En réduisant temporairement la contrainte, le mouvement devient plus accessible, moins coûteux et moins menaçant. Ce n’est pas un traitement passif. C’est un facilitateur d’approche active.

Progressivement, Marc change de logique. Il ne cherche plus seulement à se soulager. Il cherche à retrouver sa capacité. Et c’est souvent à ce moment-là que les choses commencent vraiment à évoluer.

                                                           Autrice: Chloé Sutter Étudiante au post doctorat – Santé

Références

1. Goldby, L. J., Moore, A. P., Doust, J., & Trew, M. E. (2006). A Randomized Controlled Trial Investigating the Efficiency of Musculoskeletal Physiotherapy on Chronic Low Back Disorder: Spine, 31(10), 1083‑1093. https://doi.org/10.1097/01.brs.0000216464.37504.64

2. Murtezani, A., Govori, V., Meka, V. S., Ibraimi, Z., Rrecaj, S., & Gashi, S. (2015). A comparison of McKenzie therapy with electrophysical agents for the treatment of work related low back pain : A randomized controlled trial. Journal of Back and Musculoskeletal Rehabilitation, 28(2), 247‑253. https://doi.org/10.3233/BMR-140511

3. Şahin, N., Yavuz Karahan, A., & Albayrak, İ. (2017). Effectiveness of physical therapy and exercise on pain and functional status in patients with chronic low back pain : A randomized-controlled trial. Turkish Journal of Physical Medicine and Rehabilitation, 64(1), 52‑58. https://doi.org/10.5606/tftrd.2018.1238

4. Foster, Anema, Cherkin, Chou, & Et., A. (2018). Prevention and treatment of low back pain : Evidence, challenges, and promising directions. The Lancet. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(18)30489-6

5. Qaseem, Wilt, McLean, Forciea, & Et., A. (2017). Noninvasive Treatments for Acute, Subacute, and Chronic Low Back Pain : A Clinical Practice Guideline From the American College of Physicians. Annals of Internal Medicine. https://doi.org/10.7326/M16-2367

6. Verbunt, J. A., Seelen, H. A., Vlaeyen, J. W., Van De Heijden, G. J., Heuts, P. H., Pons, K., & Knottnerus, J. A. (2003). Disuse and deconditioning in chronic low back pain : Concepts and hypotheses on contributing mechanisms. European Journal of Pain, 7(1), 9‑21. https://doi.org/10.1016/S1090-3801(02)00071-X

7. Vlaeyen, J. W. S., & Linton, S. J. (2000). Fear-avoidance and its consequences in chronic musculoskeletal pain : A state of the art. Pain, 85(3), 317‑332. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(99)00242-0

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